Olympiades entraînement

Olympiades des métiers

J – 2 mois

La préparation pour les olympiades des métiers, qui auront lieu du 29 au 31 janvier prochain, prend de l’ampleur afin d’arriver à la justesse et la rigueur du geste nécessaire à la réussite d’une telle épreuve.

Je remercie les partenaires pour leur générosité et leur soutien dans ce défi :

KS Tools  –  Festool  – JJ. Wicker pour l’équipement

S. Van Deik pour le coaching mental et technique

B. Guthmann et le lycée des Arts du Bois de Moirans en Montagne pour le bois d’entraînement

Daillot International pour le local d’entrainement

 

Luge

Luge

L’arrivée de la neige dans le Jura cette semaine marque le début de l’hiver.

Fabrication obligatoire dans ce genre de circonstances : la luge

 

Luge1 Luge2

Luge4

 

 

2

Salon des métiers d’art de Saint-Claude

Les 9 et 10 novembre était organisé à Saint-Claude (Jura) le salon des métiers d’art.

J’ai réalisé pour l’occasion un cabinet de curiosité associant bois précieux (ébènes – érable ondé) et inox brossé. Le mobilier se veut être représentatif du savoir faire des ébénistes modernes tout en s’inspirant du passé. En effet, la taille et la disposition des caissons s’inspirent du cabinet Louis XIII tandis que la partie en inox s’apparente d’avantage au jeu de mikado.

Salon St-C

Cabinet

Cabinet 2

Cabinet 1

Cabinet 4

Cabinet 3  Cabinet

Je tiens tout particulièrement à remercier les personnes ayant permis la réalisation d’un tel projet

Merci donc à Jean-luc L., Ronan L., Florent R., Frédéric L., Norma P.

Mbm 4

Meuble boutons de manchettes (fin)

Le meuble est complètement fini, il a participé au concours d’EPA France (auquel notre mini-entreprise a remporté le prix de l’Entrepreneur) avant d’être livré au client.

(Les photos prises par une photographe ne sont arrivées qu’hier d’où le retard de mise en ligne de cet article.)

 

Mbm

Mbm 2

Mbm 3

 

 

Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont aidé tant par leurs conseils concernant la mise en œuvre des matériaux que leurs appuis techniques dans la réalisation de ce meuble.

 

Article 7

Meuble boutons de manchettes (partie 7)

De retour du stage, j’ai repris la fabrication du meuble boutons de manchette avec l’usinage du rideau et des différentes parties de l’intérieur du caisson (coulisseaux, tirette, …) avant de passer à la finition (ponçage, verni, pose du galuchat).

Le tout en photo :

MU rideau 2

rideau à lattes

MU rainures

 

 

Caisson av verni

 

Caisson intérieur

 

Verni 2

 

Montage à blanc 2

 

Montage à blanc ouvert

 

P1010094

 

Il me reste encore à finir le coffret permettant d’emporter quelques boutons de manchette en voyage ainsi que les coussins des présentoirs.

 

Dernière semaine avant le départ du meuble pour le concours national d’EPA et la livraison au client.

 

Bretagne

Bretagne

Stage de six semaines en Bretagne oblige, les articles sont un peu moins réguliers.

Cependant, une copie de théière XVIIe siècle, tournée et sculptée, est en cours de fabrication. Les photos arrivent bientôt.

Article 6

Meuble boutons de manchettes (partie 6)

La fabrication du meuble a repris avec le passage à la commande numérique des panneaux du caisson. Après quelques usinages supplémentaires, j’ai pu coller le caisson ainsi que le piétement.

En ce qui concerne le galuchat, l’ensemble du gainage a été découpé et recollé sur du contre-plaqué de 3mm.

Le projet est maintenant mis en stand-by durant 8 semaines (vacances et stage) et devrait être fini début juillet.

 

Quelques photos prises après le collage du piétement et du caisson:

Traverses gainées

 

piètement gainé test 4

 

piètement gainé test 6Une baguette en érable sycomore viendra se placer dans l’angle du pied.

 

MBM gainé test

Coupe en if 3

Coupe en if

Coupe en if 10

article 5

Meuble boutons de manchettes (partie 5)

Le mobilier avance un peu plus doucement en ce moment car plusieurs jours d’atelier ont été annulés au profit d’évènements divers (portes ouvertes, biennale de Saint-Étienne, …) mais il y tout de même certaines choses à partager avec vous.

 

Les présentoirs :

La fabrication des présentoirs s’est relativement bien déroulée. De petites inattentions dans les usinages m’ont contraint à recommencer trois pièces.

Un traçage rigoureux avant d’aller aux machines m’aurait certainement évité ce genre de désagréments (à retenir) et comme le dit très bien un de mes professeurs : « Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation« .

Bois présentoirs

Présentoirs

Serrage à blanc des présentoirs

Le fond des présentoirs est un contre-plaqué de 3mm replaqué chêne. Ils ont été plaqués lundi matin et je pense les découper dans la journée de demain; après quoi je pourrai coller l’ensemble.

 

Le piétement :

En parallèle, je poursuis le travail de gainage (pose du galuchat) sur le piétement avec l’usinage des élégies (renfoncements) à la toupie.

 

élégies pied

élégies pied 2

Il a deux usinages différents. Le premier (l’élégie) correspond au plus grand enlèvement de matière où sera collé le galuchat. Le second est une feuillure dans laquelle vient se placer un carrelet de bois protégeant le coin du pied.

Après cette étape, les pieds sont retravaillés manuellement, un à un, afin de terminer les élégies.

élégies pied 4

 

Travail du galuchat :

Au vu de la longueur des pieds (supérieure à la longueur des peaux de raies disponibles), j’ai choisi d’utiliser cinq morceaux mis bout à bout. Ces éléments ont été travaillés en trois étapes :

– une première découpe en longueur, faites au laser afin d’avoir le joint le plus propre possible.

– collage sur un contre-plaqué de 3 mm (pour des raisons techniques)

– une deuxième découpe (toujours au laser) pour donner la forme de l’élégie

Le tout en photos :

découpe galuchat laser

collage galuchat

élégie galuchat

Les dimensions de la table du laser m’ont conduit à couper le gainage galuchat en deux parties (visibles sur la photo ci-dessus).

Un ajustement de quelques dixièmes est encore nécessaire pour que le galuchat puisse s’enfoncer parfaitement dans le pied.

 

 

Conclusion :

Les présentoirs m’ont posé plus de difficultés que prévu mais j’ai ainsi pu prendre conscience de l’importance d’un tracé même lorsque que l’usinage parait simple. D’autre part, le travail du galuchat m’a surpris par sa facilité (merci au laser !) et le résultat semble prometteur. Je me réjouis d’avance.

L’usinage à la CN pour le côté de caisson n’a pas encore pu être fait et j’espère donc pouvoir avancer de ce côté là dans les jours à venir.

 

 

 

article 4

Meuble boutons de manchettes (partie 4)

 

Retour de vacances avec le galuchat ainsi que des renseignements sur la manière de le travailler. La fabrication des présentoirs a par ailleurs débuté.

Concernant le galuchat, je me suis approvisionné auprès de deux fournisseurs me proposant de racheter leurs chutes de peau. Le premier type de peau est une peau tannée mais non préparée (encore non laquée) tandis que le second type de peau est déjà préparé (noire).

 

livraison des chutes

Détail galuchatChute galuchat Chute galuchat détail

En fonction du temps qu’il me restera j’utiliserai l’une ou l’autre sorte de peau pour gainer le meuble. Cependant, la préparation des peaux (ponçage, laquage, … ) m’intéresse particulièrement et je m’essaierai de toute manière à ce travail.

 

J’ai aussi commencé la fabrication des présentoirs que j’espère finir dans les deux semaines à venir.

 

P1000113Détail usinages Présentoires 2

 

Le rythme va s’intensifier car il reste environ six jours d’atelier pour finir le meuble avant le stage.
Prochaines étapes:

– test de découpe du galuchat au laser

– finir les présentoirs

– repasser les pièces du caisson à la commande numérique.

 

La suite prochainement …

 

Trousse à outils  photo

Trousse à outils

 

Atelier couture pour confectionner une trousse à outils. Sa taille permet de la glisser facilement dans un sac.

Rangement pour 5 ou 6 ciseaux à bois, équerre, scie japonaise, racloir, marteau, rabot, …

Article 3

Meuble boutons de manchettes (partie 3)

« Trois pas en avant, deux pas en arrière ainsi va la danse »

 

Mardi : lecture

Réception du livre recommandé par M. Masson. Un livre très intéressant concernant l’histoire et le travail du galuchat. Il n’offre pas toutes les clés du travail de ce matériau mais permet d’identifier certaines méthodes potentiellement envisageables.

Le galuchat, Jean Perfettini, éditions Vial

livre

 

Mercredi : commande numérique

Comme prévu, les grands cotés du caisson sont passés sur la table de la commande numérique (CN). L’emploi d’une telle machine permet une précision quasi inégalable avec un travail à la défonceuse portative.

Il y avait donc cinq défonçages différents :

– un pour le coulissage du rideau à lattes

– deux pour l’agencement intérieur (cotés du théâtre)

– deux pour les renforts venant cacher l’arrondi du rideau.

 

La première étape consiste à créer un programme compréhensible par la machine. Ensuite il suffit de monter la mèche voulue sur un des mandrins de la machine (photo ci-dessous) et de lancer le programme.

outil CN

Une presse sous vide permet de maintenir le panneau en position durant le travail de la machine.

CN 1

CN 2

CN 3

 

Jeudi : toupie

Tout content d’avoir passé l’étape de la CN sans accros, je me lance dans l’assemblage à 45° fausse languette.

La coupe à 45° est faite à la toupie avec un outil à chanfreiner. L’avantage de cette méthode est la précision de l’angle (au dixième près) et la hauteur parfaite de ce chanfrein. En effet, il s’agit de laisser deux dixièmes non travaillés en sortie de guide pour avoir un meilleur appui.

Les cotés du caisson sont ensuite mis en place sur le montage usinage (présenté la semaine dernière) pour y faire une rainure arrêtée.

rainure 45deg

rainure 45deg 2

Tout se déroulant assez bien, je décide de faire un montage à blanc du caisson pour vérifier les différents usinages. Les panneaux s’assemblent sans résistance et les angles semblent bons. Malgré tout, un détail sur le défonçage m’interpelle. Il semble qu’une des rainures faite à la CN pose problème.

caisson

angle caisson

Voici donc le premier problème de la fabrication, dû à un mauvais positionnement:

Défonçage CN(La rainure du panneau supérieur est bien plus proche du bord que sur le panneau inférieur)

Les deux panneaux sont à refaire entièrement (placage, CN, toupiage).

 

Vendredi : placage

Afin de ne pas perdre trop de temps à cause de ce problème, j’ai replaqué deux nouveaux panneaux qui seront réusinés à la CN après les vacances.

Cependant, pour ne pas reproduire deux fois la même erreur, le programme informatique est modifié pour inclure un détourage en fin d’usinage. De cette manière, l’usinage est forcement centré par rapport aux dimensions du panneau.

débit placage

 

Conclusion de la semaine:

Peu d’avancés sur le plan de la fabrication dû à cette erreur mais la question du galuchat avance bien. Un fournisseur semble avoir été trouvé de même qu’une rencontre avec un ébéniste spécialisé dans le mobilier en galuchat.

Je vais d’ailleurs essayer de conclure cette affaire durant la semaine qui vient. La fabrication est quant à elle interrompue en raison d’un workshop sur le thème Forma-Fonctionna en partenariat avec Artisan social designer .

 

La suite dimanche prochain !

 

Article 2

Meuble boutons de manchettes (partie 2)

Nouvel article cette semaine concernant le début de la fabrication du meuble « Boutons de manchettes »

Première étape : le débit du bois pour le piétement

 

débit bois

 

Le débit a été fait il y a quelques semaines afin de laisser le temps au bois d’atteindre une hygrométrie satisfaisante (comprise entre 8 et 10 %) pour être travaillé sans trop de risques de déformation des pièces. Le choix du chêne comme bois correspond à la fois à une attente du client (intégration du mobilier avec son intérieur) et aussi un choix personnel vis à vis de la noblesse de ce bois et de son ton chaleureux.

 

Deuxième étape : le débit des panneaux pour le caisson

Le caisson est réalisé en contre-plaqué pour des raisons techniques (facilité d’emploi, déformations limitées, …). Les panneaux sont d’abord découpés avec une petite marge puis replaqués.

La préparation du placage est un moment que j’apprécie beaucoup. Il s’agit, en premier lieu, d’aller dans la réserve à placage. La légère odeur de bois qui règne dans ce local est assez envoûtante. Il faut alors choisir « le placage » qui mettra le meuble en valeur parmi des centaines de mètres carrés de bois.

Mon choix s’arrête sur un chêne maillé pour l’extérieur du caisson et un érable mi-ondé – mi-maillé. L’idée est d’offrir au client un meuble sobre (seulement du chêne en extérieur) mais chic à la fois (tons clairs et lumineux à l’intérieur).

Le placage est découpé, mis côte à côte à l’aide de papier gommé et posé sous un panneau en attendant le collage.

Vient ensuite l’étape assez stressante du collage. Le but est d’encoller les cinq panneaux, de placer le placage avec le joint bien au centre et de tout mettre sous la presse en un minimum de temps. Sur le papier, tout semble simple mais en pratique, l’action devient tout de suite plus compliquée si le placage s’enroule sur lui-même à cause de la colle … Malgré tout, avec un peu de préparation et d’expérience, on peut s’éviter certaines frayeurs.

         collage panneaux 3 collage panneaux 2

A la sortie de la presse, les panneaux sont découpés aux cotes finales :

         Panneaux      Panneaux mad

Premier problème rencontré sur ce meuble: la présence de gerçures sur une pièce destinée aux pieds. Cet incident a conduit à un nouveau débit demandant lui aussi un temps d’attente avant de pouvoir le travailler.

J’ai donc mis à profit ce temps pour la réalisation des montages usinages servant pour diverses étapes de la fabrication.

Troisième étape : montages usinages

 

montages usinages

Le montage de gauche sert à réaliser la rainure arrêtée dans les coupes d’onglet du caisson. Que ceux qui ne comprennent pas cette phrase soit rassurés, des photos explicatives seront mises sur le site au moment de cette étape.

Le deuxième montage est quant à lui destiné au gainage des pieds, c’est à dire à la diminution de la largeur entre le haut et le bas du pied. (Photos explicatives plus bas)

Un troisième montage, ne figurant pas sur la photo, a été fait pour l’usinage du rideau à latte.

 

Quatrième étape : les pieds

Le travail étant bien préparé (plans, débit, montages usinages) la fabrication des pieds s’est bien passée et en une journée à peine le piétement était monté.

Tout d’abord, les pieds ont été sciés grossièrement suivant le gainage voulu. Ensuite, à l’aide de la mortaiseuse à bédane, deux mortaises ont été faites dans chaque pied.

mortaiseuse

mortaisage

Une fois mortaisés, les pieds sont gainés sur la toupie avec un outil calibreur et le montage usinage n°2.

gainage des pieds 2

Le travail final des pieds s’arrête là car les choix techniques pour le travail du galuchat n’étant pas fixés, il m’est impossible de faire le défonçage intérieur.

Par contre, j’ai tout de même fait cette opération sur l’un des deux pieds test (issus du bois gercé) et voici le résultat :

pied test 2

 

Cinquième étape : les traverses et le montage du piétement

Une fois les mortaises des pieds réalisées vient l’exécution des tenons et donc des traverses puis le montage du piétement.

tenons

 

piètement

 

Conclusion de la semaine:

Je suis content de l’avancement du projet et du nombre réduit de soucis engendrés par un défaut dans les plans, le bois ou les machines.

De plus, mes questionnements relatifs au travail du bois ont en partie trouvés réponse auprès de M. Masson Xavier que je tiens à remercier pour son aide dans la concrétisation de ce projet.

Meuble bouton de manchette (MBM) reste en stand-by pour l’instant jusqu’à l’arrêt des choix techniques de pose du galuchat (pour le piétement) et du défonçage à la commande numérique du coulissage du rideau ( pour le caisson) qui se fera, je l’espère, mercredi.

Article 1

Meuble boutons de manchettes

« Meuble boutons de manchettes » est une série d’articles concernant la fabrication de mon meuble d’étude de cette année 2013. Ce meuble est destiné à un collectionneur de boutons de manchettes, d’où le nom. Chaque semaine, vous pourrez trouver un nouvel article concernant l’avancée du projet avec des commentaires et des photos.

Je vais commencer aujourd’hui par vous décrire les étapes de la conception, en amont de la fabrication.

Le point de départ est une analyse d’art appliqué, sur un intérieur agencé par un designer ou un architecte… Cette recherche m’a conduit au salon madrilène de Juan Gatti, un directeur artistique célèbre dans le domaine de la mode.

Salon de Juan Gatti

Voici quelques extraits du travail d’analyse :

« Spacieux et lumineux, ce salon s’organise sur trois niveaux. La pièce ainsi scindée offre la possibilité de créer différents espaces aux fonctions définies.
La structure métallique du bâtiment apparaît par endroit, donnant un cachet industriel et un peu rétro au décor.

[…]Au deuxième niveau, les fauteuils côtoient un sofa en cuir de chez Against, une petite table en acajou dessinée par Axel Kyaesgaard et une multitude d’objets insolites comme un astrolabe, une corne de taureau, des céramiques, des vases en verre coloré contenant de magnifiques arums, une sculpture en métal (dans le style de Calder), un rostre de poisson scie, … Le tapis en poulain d’Argentine est un rappel des origines natales de Juan Gatti.
Ce petit coin télévision fait la part belle au cuir noir rembourré et au métal chromé.

[…]
L’atmosphère qui se dégage de ce décor pourrait être qualifiée de distinguée, voire même raffinée. Tous les éléments, aussi bien architecturaux que décoratifs, s’inscrivent dans leur propre place et créent l’harmonie globale particulière de ce lieu. Cette réussite est surement à attribuer à une palette de couleurs réduite et à un style 1950 / minimaliste qui correspond bien à l’espace.

[…]

Stratégies esthétiques :

L’esthétique du décor de Juan Gatti repose sur une association de matériaux et de couleurs restreintes, des objets et du mobilier signés ainsi que la mise en valeur de ces derniers.
Le cuir, le bois et le métal prédominent. Tantôt séparés, tantôt associés ces matériaux se répondent harmonieusement et structurent le salon.
Le décor s’articule en grande partie autour d’objets originaux, exotiques créés par de grands artistes. Ces objets sont assez divers, sculptures, céramiques, vases, … mais toujours dans des tons semblables à ceux de leur environnement.
A l’instar d’un musée, chaque œuvre est mise sur un socle : piétement en escalier pour le rostre, support en métal pour la corne, caisson pour l’astrolabe. Ce qui n’est pas explicitement mis en valeur par un socle, l’est implicitement grâce aux grandes marches créées par les niveaux. »

Suite à ce travail d’analyse, j’ai cherché à transposer les caractéristiques esthétiques et quelque peu ésotériques de ce salon dans la création d’un élément plus réduit, le « meuble boutons de manchettes ». J’ai pu débuter la recherche de formes avec comme unique contrainte la présence d’un caisson fermé par un rideau à lattes. Cet élément est en effet l’objectif fixé par le professeur d’ébénisterie car il demande une grande minutie dans la réalisation, et il constitue le cœur de cible de l’objet : offrir un rangement sécurisé de la collection.

planche 2

planche 1

J’avais en tête une attention particulière aux jeux de lignes horizontales et verticales, à la sobriété structurelle des mobiliers, ainsi qu’une sensibilité aux matériaux présents dans cet espace (natures et couleurs). J’ai ainsi réalisé une multitude d’études de formes par croquis (ci-dessus).

Concrètement, plusieurs pistes ont été écartées pour des raisons d’équilibre ou d’ergonomie. Malgré tout, le croisement de chacune de ces idées a permis de définir les traits du projet mobilier à réaliser.
Ainsi, finalement, le meuble se compose d’un caisson dans lequel sont disposés trois plateaux d’exposition des boutons de manchettes, ce caisson est soutenu par un piétement constitué de quatre pieds et traverses gainés de galuchat, et fermé par un rideau à lattes.

mobilier caisson galuchat

C’est une vraie opportunité que d’avoir un client en tout début de création. Cela m’a conduit à modifier certains éléments de ce mobilier mais toujours dans le but de correspondre d’avantage au client afin qu’il puisse s’approprier le mobilier une fois fini.
Le cuir prévu à l’origine pour gainer les pieds a été remplacé par du galuchat, un matériau onéreux mais bien plus luxueux et intéressant à travailler. L’intérieur du caisson s’est lui aussi vu modifier. Les deux coffrets ont été remplacés par des plateaux de présentation mettant davantage le contenu en valeur et le placage de loupe de chêne a été changé au profit d’un érable maillé-ondé bien plus clair.

Tricycle

Tricycle